Insee : Seulement 28% des micro-entrepreneurs inscrits en 2018 restent actifs fin 2023

Résumer avec l'IA :

Le statut de micro-entrepreneur reste la porte d’entrĂ©e la plus populaire vers l’entrepreneuriat en France. Pourtant, les derniĂšres statistiques de l’Insee rappellent une rĂ©alitĂ© plus nuancĂ©e : parmi les personnes immatriculĂ©es au premier semestre 2018, seules 28 % exerçaient encore sous ce rĂ©gime Ă  la fin de l’annĂ©e 2023. Cette donnĂ©e ne signifie pas que tous les autres projets ont Ă©chouĂ©. Certains crĂ©ateurs ont changĂ© de statut, dĂ©veloppĂ© une sociĂ©tĂ© ou repris un emploi salariĂ©. Mais elle souligne la fragilitĂ© d’un modĂšle souvent choisi pour sa simplicitĂ© administrative, parfois sans stratĂ©gie commerciale suffisamment solide dĂšs le dĂ©part.

En 2018, environ 400 000 micro-entrepreneurs se sont inscrits. En 2025, ils Ă©taient prĂšs de 759 000 Ă  franchir ce cap. L’attrait ne faiblit donc pas. CrĂ©er rapidement, tester une idĂ©e, facturer une premiĂšre mission ou gĂ©nĂ©rer un complĂ©ment de revenu reste accessible. Le vrai enjeu commence ensuite : transformer une inscription en activitĂ© Ă©conomique durable, rentable et compatible avec les ambitions de vie du crĂ©ateur. 📈

Peu de temps ? Voici l’essentiel :
📊 28 % des micro-entrepreneurs inscrits en 2018 Ă©taient toujours actifs fin 2023.
đŸ—ïž Les profils issus de la construction affichent le meilleur taux de survie : 37 %.
đŸ’¶ Le chiffre d’affaires annuel moyen des activitĂ©s encore en place atteint 19 600 €, mais le revenu rĂ©el reprĂ©sente environ 53 % de ce montant.
🎯 La pĂ©rennitĂ© dĂ©pend moins du statut que du positionnement, de la vente et de l’organisation mise en place dĂšs les premiers mois.

Insee et micro-entrepreneurs : comprendre ce taux de survie de 28 %

Le chiffre de 28 % doit ĂȘtre lu avec prĂ©cision. L’Insee mesure ici les micro-entrepreneurs immatriculĂ©s au premier semestre 2018 et encore prĂ©sents sous le mĂȘme rĂ©gime cinq ans plus tard, Ă  la fin de 2023. Autrement dit, ce taux de survie ne raconte pas uniquement les fermetures. Une partie des crĂ©ateurs a pu faire Ă©voluer son activitĂ© vers une sociĂ©tĂ©, une entreprise individuelle classique ou une autre forme juridique plus adaptĂ©e Ă  son dĂ©veloppement.

Cette nuance compte. Un graphiste qui commence en micro-entreprise, signe plusieurs contrats rĂ©currents puis crĂ©e une SASU avec un associĂ© ne doit pas ĂȘtre assimilĂ© Ă  un abandon. L’Insee estime d’ailleurs que 3 Ă  5 % des personnes sorties du rĂ©gime ont changĂ© de structure juridique. Le solde reste nĂ©anmoins significatif : beaucoup d’activitĂ©s s’arrĂȘtent parce qu’elles ne gĂ©nĂšrent pas assez de clients, parce que le temps manque ou parce que le projet initial n’a jamais trouvĂ© son marchĂ©.

La micro-entreprise facilite la crĂ©ation d’entreprise, mais elle ne remplace ni une offre claire ni un systĂšme de vente. C’est lĂ  que la confusion est frĂ©quente. L’inscription donne un cadre lĂ©gal pour facturer. Elle ne livre pas automatiquement une audience, des prospects, une promesse diffĂ©renciante ou une trĂ©sorerie. Une activitĂ© peut ĂȘtre administrativement ouverte et commercialement invisible. Or, sans flux rĂ©gulier de demandes, l’énergie s’érode vite.

Pour illustrer ce mĂ©canisme, prenons Nora, ancienne assistante administrative. Elle lance une offre de gestion de boĂźte mail et de facturation pour indĂ©pendants. Les premiĂšres semaines, elle publie beaucoup sur les rĂ©seaux sociaux, mais sans prĂ©ciser son client idĂ©al ni le rĂ©sultat livrĂ©. Elle reçoit des encouragements, trĂšs peu de demandes. AprĂšs trois mois, elle redĂ©finit son offre : « gestion administrative pour consultants dĂ©bordĂ©s, avec mise en ordre en dix jours ». Son message devient concret, les recommandations dĂ©marrent, et ses rendez-vous sont plus qualifiĂ©s. Le statut n’a pas changĂ© ; la stratĂ©gie, oui.

Les statistiques de l’Insee invitent donc Ă  regarder au-delĂ  de l’opposition simpliste entre rĂ©ussite et Ă©chec. Une cessation peut ĂȘtre un choix sain : tester une activitĂ©, constater qu’elle ne correspond pas au quotidien recherchĂ©, puis rebondir. À l’inverse, rester dĂ©clarĂ© sans chiffre d’affaires rĂ©gulier ne constitue pas toujours une victoire. La bonne question n’est pas seulement « suis-je encore immatriculĂ© ? », mais « mon activitĂ© finance-t-elle rĂ©ellement mon projet professionnel ? »

  • 🔎 Valider un besoin : parler Ă  de vrais clients avant de perfectionner un logo ou un site.
  • 💬 Choisir une cible : une offre trop large devient difficile Ă  recommander et Ă  vendre.
  • 📅 Suivre les indicateurs : nombre de contacts, devis envoyĂ©s, ventes signĂ©es et revenu net.
  • 🧭 PrĂ©voir une Ă©volution : le rĂ©gime peut ĂȘtre une rampe de lancement, pas forcĂ©ment une destination dĂ©finitive.
  Anne-Claire Coudray et Nicolas Vix : « Ça me dĂ©courage d’avance » – les raisons inattendues de son refus

Avant mĂȘme de dĂ©marrer, il est utile de sĂ©curiser les fondamentaux administratifs et fiscaux. Les crĂ©ateurs qui hĂ©sitent entre diffĂ©rentes catĂ©gories peuvent consulter ce guide sur les catĂ©gories BIC et BNC, car l’activitĂ© dĂ©clarĂ©e influence les rĂšgles applicables, les obligations et le pilotage futur.

Le chiffre de 28 % n’est pas une condamnation : c’est un rappel direct que la simplicitĂ© du statut doit s’accompagner d’une mĂ©thode commerciale.

selon l'insee, seulement 28% des micro-entrepreneurs inscrits en 2018 sont toujours actifs à la fin de 2023, révélant les défis de la pérennité des petites entreprises en france.

Pourquoi certains profils de micro-entrepreneurs résistent mieux dans le temps

L’étude de l’Insee ne dĂ©crit pas un seul visage de la micro-entreprise. Elle distingue six profils, avec des motivations et des niveaux de stabilitĂ© trĂšs diffĂ©rents. Cette lecture est utile, car elle montre qu’un projet ne dĂ©marre pas avec les mĂȘmes ressources selon que l’on est salariĂ©, Ă©tudiant, demandeur d’emploi, retraitĂ© ou ancien professionnel expĂ©rimentĂ©. Les conditions de dĂ©part influencent fortement la capacitĂ© Ă  tenir lors des pĂ©riodes creuses.

Le groupe le plus important est celui des salariĂ©s qui dĂ©veloppent une activitĂ© complĂ©mentaire : il reprĂ©sente 27 % des immatriculations observĂ©es. Les chĂŽmeurs suivent avec 26 %, puis les Ă©tudiants avec 18 %. Viennent ensuite les crĂ©ateurs Ă©loignĂ©s du marchĂ© de l’emploi, souvent des retraitĂ©s ou des personnes sans activitĂ© prĂ©cĂ©dente, Ă  hauteur de 13 %. Les profils issus de la construction comptent pour 9 %, tandis que les entrepreneurs dĂ©jĂ  expĂ©rimentĂ©s reprĂ©sentent 7 %.

Le contraste apparaĂźt clairement dans le taux de survie Ă  cinq ans. Les crĂ©ateurs de la construction arrivent en tĂȘte avec 37 %. Les entrepreneurs expĂ©rimentĂ©s atteignent 35 %, suivis des demandeurs d’emploi Ă  34 %. Les crĂ©ateurs hors marchĂ© de l’emploi se situent Ă  31 %. Chez les salariĂ©s qui ont une activitĂ© d’appoint, ce chiffre tombe Ă  24 %, et il n’est que de 13 % pour les Ă©tudiants.

Profil identifiĂ© par l’Insee Poids parmi les inscriptions PĂ©rennitĂ© Ă  cinq ans
đŸ—ïž CrĂ©ateurs de la construction 9 % 37 %
🚀 Entrepreneurs expĂ©rimentĂ©s 7 % 35 %
🔄 Demandeurs d’emploi 26 % 34 %
đŸ‘€ CrĂ©ateurs hors marchĂ© de l’emploi 13 % 31 %
đŸ’Œ SalariĂ©s avec activitĂ© complĂ©mentaire 27 % 24 %
🎓 Étudiants 18 % 13 %

Pourquoi les personnes dont le projet vise Ă  assurer leur propre emploi durent-elles davantage ? Parce qu’elles ont gĂ©nĂ©ralement une incitation forte Ă  crĂ©er un revenu rĂ©gulier. Elles organisent leur semaine autour de leur clientĂšle, montent plus vite en compĂ©tence, demandent des recommandations et ajustent leur offre. Leur activitĂ© n’est pas un projet remis Ă  plus tard : elle structure leur emploi du temps et leur sĂ©curitĂ© financiĂšre.

À l’inverse, un salariĂ© qui lance une prestation le soir ou le week-end peut disposer d’un filet de sĂ©curitĂ© prĂ©cieux. Mais ce confort peut aussi rĂ©duire l’urgence commerciale. Sans crĂ©neau dĂ©diĂ© Ă  la prospection, les actions s’accumulent sans crĂ©er de traction : site en cours, visuels retravaillĂ©s, formation achetĂ©e, mais peu de discussions avec des prospects. Le problĂšme n’est pas le cumul salariĂ©-indĂ©pendant. Il devient risquĂ© lorsque l’activitĂ© secondaire ne dispose d’aucun objectif rĂ©aliste ni de temps protĂ©gĂ©.

Pour un étudiant, la difficulté est encore différente. Son emploi du temps varie, son réseau professionnel reste en construction et son offre peut manquer de spécialisation. Cela ne rend pas la réussite impossible. Un étudiant qui propose du montage vidéo aux commerces de sa ville, avec trois formules simples et une prise de contact hebdomadaire, peut obtenir des résultats. Mais il doit traiter son projet comme une petite entreprise, pas comme une simple présence sur Instagram.

La rĂ©silience vient souvent d’un engagement concret : une cible prĂ©cise, un rythme de vente stable et une raison forte de faire vivre l’activitĂ©.

Revenu rĂ©el des micro-entrepreneurs : dĂ©passer le chiffre d’affaires affichĂ©

Un chiffre d’affaires peut donner une impression de stabilitĂ© tout en masquant une rĂ©munĂ©ration insuffisante. Selon les donnĂ©es de l’Insee, les micro-entreprises créées en 2018 et toujours actives fin 2023 rĂ©alisaient en moyenne 19 600 euros de chiffre d’affaires annuel. Cette moyenne doit immĂ©diatement ĂȘtre remise dans son contexte : le chiffre d’affaires correspond aux sommes encaissĂ©es avant le paiement des cotisations, des frais professionnels, des outils, des dĂ©placements, des assurances ou encore des achats nĂ©cessaires pour travailler.

Une fois les cotisations et les charges retirĂ©es, le revenu rĂ©ellement disponible reprĂ©sente en moyenne 53 % du chiffre d’affaires. En appliquant ce ratio Ă  19 600 euros, il reste environ 10 400 euros sur une annĂ©e, soit moins de 900 euros mensuels avant impĂŽt sur le revenu. Bien sĂ»r, les situations individuelles diffĂšrent. Une consultante qui travaille de chez elle avec peu de coĂ»ts ne porte pas les mĂȘmes charges qu’un artisan qui achĂšte des matĂ©riaux, entretient un vĂ©hicule et se dĂ©place tous les jours.

  Evan, entrepreneur passionnĂ© et semi-marathonien accompli, reprend une entreprise emblĂ©matique du Maine-et-Loire vieille de 40 ans

Les Ă©carts sectoriels sont visibles. Les crĂ©ateurs de la construction affichent le chiffre d’affaires annuel moyen le plus Ă©levĂ© parmi les profils Ă©tudiĂ©s, autour de 27 600 euros. Les crĂ©ateurs hors du marchĂ© de l’emploi se situent plutĂŽt autour de 15 200 euros. Ces chiffres ne permettent pas de dĂ©terminer le bĂ©nĂ©fice exact de chaque activitĂ©, mais ils confirment une idĂ©e essentielle : facturer plus ne suffit pas si les coĂ»ts et le temps de travail ne sont pas maĂźtrisĂ©s.

La progression observĂ©e reste encourageante. Entre 2019 et 2023, le chiffre d’affaires moyen des activitĂ©s toujours en place a augmentĂ© de 27 %, alors que l’inflation cumulĂ©e sur la pĂ©riode s’élevait Ă  environ 13 %. MalgrĂ© la crise sanitaire et les changements de consommation, les structures ayant rĂ©sistĂ© ont donc amĂ©liorĂ© leur niveau d’activitĂ© plus vite que les prix. Cette progression reflĂšte souvent une montĂ©e en compĂ©tence : meilleur ciblage, hausse des tarifs, bouche-Ă -oreille et offres plus structurĂ©es.

Voici un exemple simple. Malik, photographe indĂ©pendant, facture au dĂ©part des sĂ©ances ponctuelles Ă  bas prix. Son calendrier est irrĂ©gulier, ses dĂ©placements nombreux et ses retouches prennent un temps considĂ©rable. Au lieu de chercher uniquement davantage de clients, il construit une formule mensuelle pour les restaurateurs : photos, courtes vidĂ©os et dix contenus prĂȘts Ă  publier. Il rĂ©duit le temps de prospection, augmente le panier moyen et rend ses revenus plus prĂ©visibles. La rentabilitĂ© vient de l’offre, pas uniquement du volume.

Pour suivre cette rĂ©alitĂ© sans se perdre dans la comptabilitĂ©, quatre chiffres doivent ĂȘtre regardĂ©s chaque mois :

  1. đŸ’¶ Le chiffre d’affaires encaissĂ©, et non seulement les devis acceptĂ©s.
  2. đŸ§Ÿ Le total des charges obligatoires et des frais nĂ©cessaires Ă  l’activitĂ©.
  3. ⏱ Le nombre d’heures consacrĂ©es Ă  produire, vendre et administrer.
  4. 📈 Le revenu net horaire, qui permet de savoir si l’offre doit ĂȘtre ajustĂ©e.

Ce suivi devient particuliĂšrement important quand les dĂ©penses augmentent. Les cotisations sociales ne doivent jamais ĂȘtre dĂ©couvertes au dernier moment : cette ressource sur les charges d’une micro-entreprise aide Ă  anticiper les montants Ă  mettre de cĂŽtĂ©. Une rĂšgle pratique consiste Ă  sĂ©parer dĂšs l’encaissement la part rĂ©servĂ©e aux obligations, plutĂŽt que de considĂ©rer l’intĂ©gralitĂ© d’une facture comme un revenu disponible.

Un business viable ne se mesure pas à ce qui entre sur le compte, mais à ce qui reste réellement aprÚs les coûts et le temps investi.

Transformer une activité secondaire en projet entrepreneurial plus solide

La micro-entreprise demeure frĂ©quemment un complĂ©ment de revenu. En 2023, 29 % des crĂ©ateurs toujours en activitĂ© cumulaient encore leur projet indĂ©pendant avec un autre emploi rĂ©munĂ©rĂ©, contre 28 % au dĂ©part en 2018. La proportion est presque stable. Cela montre que le cumul n’est ni une phase marginale ni forcĂ©ment un Ă©chec de dĂ©veloppement : pour de nombreux indĂ©pendants, c’est un choix d’équilibre, une maniĂšre de tester sans fragiliser tout le foyer.

Le piĂšge consiste Ă  croire qu’il faut choisir brutalement entre « rester salariĂ© » et « devenir entrepreneur Ă  temps plein ». Une transition plus intelligente repose sur des seuils. Avant de rĂ©duire son temps salariĂ©, il est prĂ©fĂ©rable d’observer plusieurs mois de revenus rĂ©guliers, d’identifier les sources de clients les plus efficaces et de calculer les dĂ©penses personnelles incompressibles. Cette dĂ©marche remplace les dĂ©cisions Ă©motionnelles par une trajectoire claire.

Pour Clara, rĂ©dactrice web salariĂ©e, l’objectif n’est pas de dĂ©missionner dĂšs ses trois premiers contrats. Elle commence par rĂ©server deux soirĂ©es Ă  la production et une matinĂ©e Ă  la prospection. AprĂšs six mois, elle dispose de quatre clients rĂ©currents, d’un processus de brief simple et d’un revenu indĂ©pendant qui couvre une part stable de ses charges personnelles. C’est seulement Ă  ce moment-lĂ  qu’un passage Ă  quatre jours salariĂ©s peut avoir du sens. La libertĂ© s’obtient plus facilement avec des chiffres qu’avec une impulsion.

La construction d’un systĂšme commercial constitue le point de bascule. Beaucoup de micro-entrepreneurs comptent sur les recommandations, ce qui est utile mais imprĂ©visible. Une activitĂ© plus robuste combine plusieurs canaux : partenariats, contenu utile, rĂ©seau local, messages ciblĂ©s, email et appels de dĂ©couverte. Le but n’est pas d’ĂȘtre prĂ©sent partout. Il s’agit de choisir deux canaux, de les tenir dans la durĂ©e, puis de mesurer les retours.

  VIDÉO - Dans l'Yonne, un entrepreneur rĂ©volutionne le nettoyage avec un service d'extrĂȘme prĂ©cision

Un tunnel de vente trĂšs simple peut suffire :

  • 📣 Publier un contenu qui rĂ©pond Ă  une difficultĂ© prĂ©cise du client visĂ©.
  • đŸ§Č Proposer une ressource utile ou un diagnostic court en Ă©change d’un contact.
  • đŸ€ Organiser un Ă©change pour comprendre la situation, sans rĂ©citer un discours standardisĂ©.
  • 📝 Envoyer une proposition claire, avec un rĂ©sultat, un calendrier et un prix lisible.
  • 🔁 Relancer avec tact et demander un retour aprĂšs chaque mission.

Cette sĂ©quence peut ĂȘtre largement simplifiĂ©e grĂące Ă  des outils d’organisation : formulaire de prise de brief, modĂšle de proposition, calendrier de rendez-vous, tableau de suivi client et messages automatiques. L’automatisation n’a pas pour objectif de rendre la relation froide. Elle Ă©vite surtout de perdre des prospects parce qu’un devis attend trois jours ou qu’une relance a Ă©tĂ© oubliĂ©e.

La partie administrative fait aussi partie de la crĂ©dibilitĂ©. Un client rassurĂ© par une facture nette, un processus lisible et des documents accessibles sera plus enclin Ă  revenir. Pour les formalitĂ©s de lancement ou de mise Ă  jour, le guide sur l’inscription auto-entrepreneur via l’INPI permet de mieux comprendre les Ă©tapes essentielles. L’entrepreneuriat durable se joue autant dans la qualitĂ© de service que dans la visibilitĂ© en ligne.

Garder un emploi Ă  cĂŽtĂ© peut ĂȘtre une force, Ă  condition de transformer ce temps limitĂ© en actions commerciales ciblĂ©es et rĂ©pĂ©tables.

Résilience des micro-entrepreneurs : les décisions qui renforcent la pérennité

Les donnĂ©es de l’Insee mettent en lumiĂšre une rĂ©alitĂ© parfois inconfortable : une micro-entreprise ne rĂ©siste pas seulement grĂące Ă  la motivation. La motivation lance le mouvement. La pĂ©rennitĂ© vient ensuite d’un ensemble de dĂ©cisions rĂ©pĂ©tĂ©es : choisir un client rentable, refuser une mission mal cadrĂ©e, augmenter un prix devenu trop bas, crĂ©er une offre rĂ©currente ou consacrer chaque semaine du temps Ă  la vente.

La rĂ©silience ne veut pas dire s’acharner sur une idĂ©e qui ne fonctionne pas. Elle consiste Ă  observer les signaux et Ă  ajuster rapidement. Si un service suscite beaucoup de questions mais trĂšs peu d’achats, le problĂšme peut venir du message, du tarif, de la cible ou de la preuve apportĂ©e. Si les clients achĂštent une premiĂšre fois mais ne reviennent jamais, il faut analyser l’expĂ©rience livrĂ©e. Cette posture Ă©vite de transformer les difficultĂ©s en jugement personnel.

Un bon rĂ©flexe consiste Ă  organiser un rendez-vous mensuel avec son activitĂ©. Une heure suffit pour rĂ©pondre Ă  quelques questions : quelles prestations se vendent le mieux ? Quel canal apporte les meilleurs contacts ? Quelles dĂ©penses ne produisent aucun rĂ©sultat ? Quel client faudrait-il mieux cibler le mois prochain ? Cette routine donne une direction, particuliĂšrement dans les pĂ©riodes oĂč les sollicitations et les tĂąches administratives prennent toute la place.

La marque personnelle joue Ă©galement un rĂŽle important. Elle ne consiste pas Ă  raconter sa vie quotidiennement sur les rĂ©seaux sociaux. Elle consiste Ă  devenir identifiable pour une compĂ©tence, une mĂ©thode et un public. Un coach spĂ©cialisĂ© dans le retour Ă  l’emploi des cadres, une dĂ©coratrice qui accompagne les locations meublĂ©es ou un dĂ©veloppeur qui aide les PME Ă  automatiser leurs tĂąches n’ont pas besoin du mĂȘme discours. Plus la promesse est lisible, plus elle circule facilement.

Les crĂ©ateurs qui durent savent aussi construire de la preuve. TĂ©moignages, Ă©tudes de cas, exemples avant-aprĂšs, chiffres et dĂ©monstrations rassurent davantage qu’une succession de slogans. Une community manager peut par exemple expliquer comment elle a aidĂ© un commerce Ă  passer de publications irrĂ©guliĂšres Ă  un calendrier de contenu suivi, avec une hausse des demandes en message privĂ©. La preuve n’exige pas toujours des rĂ©sultats spectaculaires ; elle doit ĂȘtre concrĂšte et honnĂȘte.

Enfin, il faut accepter que le rĂ©gime de la micro-entreprise puisse avoir des limites selon le mĂ©tier, le niveau de dĂ©penses ou l’ambition de croissance. Lorsqu’un projet embauche, investit lourdement ou dĂ©passe certains seuils, le changement de statut peut devenir une dĂ©cision stratĂ©gique. L’objectif n’est pas de rester micro-entrepreneur Ă  tout prix. L’objectif est de conserver un cadre qui soutient rĂ©ellement l’activitĂ© Ă©conomique créée.

Les 28 % encore actifs cinq ans aprĂšs ne sont pas uniquement les plus chanceux. Ils reprĂ©sentent souvent des personnes qui ont appris Ă  vendre, Ă  suivre leurs marges et Ă  corriger leur trajectoire. La meilleure protection face Ă  l’incertitude reste une activitĂ© pilotĂ©e par des donnĂ©es simples, une offre utile et des actions rĂ©guliĂšres.

Que signifie le taux de survie de 28 % des micro-entrepreneurs ?

Il indique que 28 % des personnes immatriculĂ©es sous le rĂ©gime de la micro-entreprise au premier semestre 2018 exerçaient toujours sous ce mĂȘme rĂ©gime Ă  la fin de 2023. Les sorties incluent des cessations, mais aussi quelques changements vers une autre forme juridique.

Quels micro-entrepreneurs ont le meilleur taux de survie ?

Les crĂ©ateurs issus de la construction arrivent en tĂȘte avec 37 % d’activitĂ©s encore prĂ©sentes aprĂšs cinq ans. Ils sont suivis par les entrepreneurs expĂ©rimentĂ©s Ă  35 % et les demandeurs d’emploi Ă  34 %.

Quel revenu peut réellement espérer un micro-entrepreneur actif ?

Pour les activitĂ©s créées en 2018 et toujours actives fin 2023, le chiffre d’affaires annuel moyen Ă©tait de 19 600 euros. AprĂšs cotisations et charges, le revenu rĂ©el reprĂ©sentait en moyenne environ 53 % de ce montant.

Peut-on rester salarié tout en développant sa micro-entreprise ?

Oui. PrÚs de trois créateurs actifs sur dix cumulaient encore leur activité indépendante avec un emploi rémunéré en 2023. Le point clé est de réserver un temps fixe à la prospection, à la production et au suivi financier.

Source: www.boursorama.com

Résumer avec l'IA :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut